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Moon River – FabCaro

Après avoir mis de côté la bande dessinée pendant quelques temps (au moins deux semaines), Fabcaro est de retour avec Moon River, publié chez 6 pieds sous terre. Au programme humour, thriller et introspection.

Résumé :


Hollywood, années 50. Au coeur de l’usine à rêves du cinéma, l’immense actrice Betty Pennyway est victime d’un crime sans précédent et particulièrement abominable. La police de l’état fait appel au peu orthodoxe inspecteur Hernie Baxter pour mener cette délicate enquête qui secoue tout le petit monde du 7ème Art. Moon River est un polar noir, poisseux et angoissant, au suspense insoutenable, dont on découvre seulement à la page 12 que le coupable est l’acteur qui joue avec Betty Pennyway.

Chronique

Avec sa couverture molletonnée tout en noir accompagnée de sa sobre empreinte digitale argentée, Moon River détonne dans le rayon humour traditionnel, ce qui est pour le moins réussi et permet une belle mise en avant Avec ses codes graphiques, pas de doute nous sommes sur un polar ambiance années 50. Attention, ça va être poisseux !

L’histoire que je dirais « à la Fabcaro » nous propose un polar hollywoodien intercalé par des pages sur l’auteur lui-même et le ressenti de son entourage face à une enquête aussi abominable. J’adore cette méthode de narration qui crée un rythme bien particulier au récit. On se retrouve ainsi non pas avec une histoire mais avec trois arcs narratifs différents qui vont tous jouer d’un humour différent.

La narration faite de pages identiques répétées avec de micro-variations gestuelles, c’est à ça que l’on reconnaît une BD de Fabcaro. Un peu comme pour Lewis Trondheim. Le graphisme même de Fabcaro est un des leviers humoristiques sur lequel repose le récit, et il n’hésite pas à se parodier lui-même. On notera la coloration très réussie de Jeff Pourquié pour les parties correspondant « au film ».

Niveau humour, on est servi et il sera clivant. Tantôt très premier degré, tantôt plus subtile. Une chose est sûre, c’est que quand on y est réceptif (comme moi) on passe un super moment de détente ! On notera la page spéciale « gauche » qui m’a fait mourir de rire. L’utilisation de running gag tout au long du récit est également une marque de Fabcaro que j’adore !

Conclusion :

Avec MoonRiver Fabcaro fait ce qu’il sait faire de mieux, nous faire rire ! Humour barré et histoire décalée, telle est la recette de ce polar inoubliable tant le crime y est odieux. 

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