Aller au contenu

Le Bâtard de Kosigan T4 – Le testament d’involution – Fabien Cerutti

Avec Le testament d’involution, Fabien Cerutti termine le premier cycle du Bâtard de Kosigan initié avec L’ombre du Pouvoir. Point final du cycle mais pas de l’univers que l’on peut déjà retrouver dans le recueil de nouvelles Le secret du premier coffre. Le testament d’involution prend directement la suite du marteau de la sorcière et nous plonge en pleine Allemagne du XIVème siècle. Etant donné qu’il s’agit du dernier tome de la série je vous déconseille de lire ce qui va suivre si vous n’avez pas lu les trois premiers tomes de la série.

Résumé :

Et si l’origine du plus grand lac de la région de Cologne avait un rapport avec une prophétie réalisée en 1341 ? Et si cette même année, le chevalier de Kosigan avait réveillé des forces qui le dépassent ? Et si le destin de sa postérité se jouait cinq siècles plus tard dans la cave voûtée d’un bistrot parisien ? Et si les secrets révélés dans ce livre étaient dangereux ? Et qu’en les découvrant, vous deveniez complice… Fabien Cerutti enchaîne révélation sur révélation au sein d’une action trépidante de bout en bout pour nous dévoiler l’un des secrets les mieux gardés de l’histoire et peut-être l’un des plus renversants…

couverture Emile Denis

Chronique :

La couverture reste signée par Emile Denis pour le grand format et c’est sans doute celle que j’ai préférée de la série. Plus représentative de l’action du roman, celle au format Poche est également sublime mais correspond peut-être à un passage un peu trop tardif du roman sans risquer de le spoiler.

Avec ce quatrième tome, on conserve la recette des deux trames temporelles bien que celle de 1900 se soit arrêtée en très fâcheuse posture lors du tome précédent. Dans ce tome c’est d’ailleurs celle que j’ai préférée et de loin. L’arc de Pierre Cordwain est toujours intéressant et nous plonge dans un monde de plus en plus noir et mystique tandis que celui de Kergaël est lui de plus en plus ésotérique et finit de nous convaincre que cette lecture nous initie à un secret majeur pour l’avenir de l’humanité.

Avec les trois tomes précédents, les personnages principaux nous sont bien connus et leurs motivations semblent claires, et pourtant Fabien Cerutti réussit à nous entrainer sur plusieurs fausses pistes. C’est d’ailleurs le petit reproche que je pourrais formuler sur ce roman. Autant j’ai adoré voir Kergaël se développer et le mystère l’entourant m’a tenu en haleine tout au long du récit, autant les motivations de Pierre Cordwain m’ont paru de plus en plus obscures au point de ne plus comprendre dans quel camp celui-ci cherche à se positionner. Mais attention ce n’est pas un défaut et l’on pourra aisément y voir une envie de l’auteur de le faire évoluer et d’en casser son image de personnage intouchable.

Après un petit millier de pages correspondant aux trois premiers tomes du cycle, je suis forcément habitué au style d’écriture de Fabien Cerutti fluide et efficace. Le tome quatre nous rappellera un peu plus le style du premier tome avec un aspect jeu-de-rôle dans la structure narrative entourant l’arc 1341. L’arc 1900 est quant à lui particulièrement fort et écrit avec une gouaille et une fluidité qui en rende la lecture totalement addictive. La structure en deux trames permet ainsi de gommer les petits défauts de rythme associés à 1341, par le maintien du suspens présent en 1900.

Conclusion :

Avec ces quatre tomes, le premier cycle du Bâtard de Kosigan est incontestablement une série de fantasy incontournable. Sa structure en deux trames temporelles en fait une série atypique qui joue avec plusieurs codes à savoir ceux de la fantasy historique et ceux de l’uchronie. Finalement on ressort du premier cycle avec la tristesse de ne pas avoir d’autres tomes à lire. Mais pas de panique, un recueil de nouvelles dans le même univers, les secrets du premier coffre, est disponible aux éditions Mnémos, et qui dit premier cycle dit second cycle à venir…

Autres titre de Fabien Cerutti sur le site

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :