Aller au contenu

La malédiction de Gustave Babel – Gess

La malédiction de Gustave Babel est le premier récit des contes de la pieuvre de Gess, publié aux éditions Delcourt. Il s’agit d’une bande dessinée au format atypique, qui plonge le lecteur dans un Paris des années 1910 où se côtoient pauvreté, chômage et Talent surnaturel. C’est une très belle BD, aux multiples qualités.

Résumé

Argentine, 1925 : Gustave Babel, ex-tueur d’une mafia parisienne, capable de parler toutes les langues du monde, est abattu. Tandis qu’il agonise se déroule devant ses yeux le fil d’une existence hors du commun… Juillet 1913 : La Pieuvre envoie Gustave Babel abattre un homme, mais quand il arrive, ce dernier est déjà mort. Décembre 1913 : nouveau contrat, mais cette fois, l’homme se suicide sous ses yeux. 1914 : infiltré dans les rangs de l’armée allemande, Babel voit sa cible disparaître sous des tirs d’artillerie. Profondément déstabilisé, il va devoir affronter visions et cauchemars qui le mèneront tout droit à un passé enfoui et à son pire ennemi : L’Hypnotiseur.

Chronique

Gess est un auteur, illustrateur et coloriste de bande dessinée très reconnu pour sa série Les brigades chimériques. Avec les contes de la pieuvre, il propose une série plus personnelle au style affirmé. Le format A4, assez rare en BD, lui permet ici de créer une BD avec un découpage particulièrement habile et dynamique.

Le scénario, qui peut paraitre simple à la lecture du résumé, cache en vérité une histoire et un univers particulièrement complexes, à la chronologie non linéaire. Jouant sur deux temporalités distinctes qui se font échos, Gess propose ici un scénario où la mise en abîme est maitresse. Véritable page de vie de Gustave Babel, c’est par lui que l’on va découvrir les monstres qui se cachent derrière les façades du Paris de 1910. Véritable hommage au roman noir, les contes de la pieuvre se veut le penchant des romans d’espionnage de la mafia en bande dessinée. Malgré le nom de la série, ne recherchez pas des tentacules physiques mais métaphoriques dans ce récit. Bien que vous le découvriez, cet univers ressemble au notre mais avec des Talents supplémentaires.

Le graphisme de cette série est pour le moins atypique, avec un gros jeu sur les épaisseurs de traits et sur les aplats de noir, le tout accentué par des couleurs pastelles proches du monochrome. Les expressions physiques sont particulièrement marquées, tout comme les différents détails anatomiques tels que la chevelure. C’est un style graphique particulier qui plaira ou ne plaira pas, bien loin des dessins consensuels obtenus le plus souvent par informatique de nos jours. Mais en dehors des personnages, les trames de fond sont particulièrement importantes et sont souvent sources de métaphores. L’ensemble de ces caractéristiques fond de La malédiction de Gustave Babel une BD loin d’être statique.

Conclusion :

Avec ce premier récit des contes de la pieuvre, Gess nous plonge dans un univers sombre et violent dont le style graphique en est le parfait écho. L’histoire prend son temps pour avancer, permettant un véritable plongeon dans l’univers tout en maintenant l’attention du lecteur. BD extrêmement riche graphiquement et scénaristiquement, il me tarde de lire les autres tomes (indépendants) de la série.

Caractéristiques:
Le conte de la pieuvre: La malédiction de Gustave Babel
Scénario, illustration et couleurs de Gess
Édition Delcourt

2 commentaires sur “La malédiction de Gustave Babel – Gess”

  1. Wow j’adore les illustrations merci pour a découverte 🙂 hésites pas à venir faire un tour sur mon site Intel-blog.fr et à t’abonner si ça te plaît 😀

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :