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A Fake Story – Pendanx et Galandon

En 1897, Herbert Georges Wells publie pour la première fois un de ses plus grands romans, La guerre des mondes. Trente ans plus tard, Orson Welles va mettre en scène les premières pages de ce roman dans un canular radiophonique qui marquera durablement l’Amérique. Cette histoire tout le monde la connait, mais aurait-elle put servir à quelqu’un pour agir dans l’ombre ? Avec A Fake Story, Jean-Denis Pendanx et Laurent Galandon proposent une très belle bande dessinée, coup de cœur.

Résumé

Le 30 octobre 1938, Orson Welles met en ondes, sur CBS, La Guerre des mondes de H. G. Wells. Le dramaturge adapte le roman sous forme de flashs info, donnant à la pièce une réalité saisissante. C’est la panique ! « Une fausse guerre terrifie tout le pays » titrent les quotidiens le lendemain.

Pour « échapper au massacre des martiens », un homme tue sa femme et tire sur son fils avant de se suicider. Un ancien journaliste reconnu, Douglas Burroughs, va mener l’enquête et en fera un livre.

Chronique

Dès la couverture de cette bande dessinée, le ton est donné. Petite ville américaine bien rangée en apparence et tension psychologique, des ingrédients parfaits pour donner l’ambiance. Cette couverture représente complètement le style graphique développé tout au long du récit par Jean-Denis Pendanx.

A Fake Story c’est une enquête journalistique menée par Douglas Burroughs, afin de tenter de dédouaner la radio CBS dans le drame familial qui a suivi le canular d’Orson Welles et de son invasion martienne. Avec ce scénario, Laurent Galandon pose la question du vrai et du faux, et utilise les rouages du polar et de l’enquête pour tenter d’y répondre. Le scénario de cette BD est particulièrement riche et bien mené. J’ai notamment aimé le fait que l’enquête soit menée par un journaliste et non par un membre des forces de l’ordre. Gros point positif jusqu’à la fin du récit, on ne devine pas ce qu’il s’est réellement passé et les nombreuses fausse pistes développées nous perdent comme il se doit tout au long de l’histoire.

Le style graphique de Jean-Denis Pendanx est très fin avec un ancrage quasi invisible, et des couleurs douces et chaudes. J’ai beaucoup aimé l’ambiance qui ressort de ces illustrations, toujours adéquate aux enjeux des différentes scènes qui se jouent. Tantôt la tranquillité, tantôt le macabre et la tension. On notera le jeu particulièrement habile et la finesse sur laquelle il repose quant aux expressions faciales des différents personnages.

Les différents enjeux qui vont être proposés durant le récit sont des préoccupations majeures de la société des années 40 mais elles ne restent pas moins d’actualité et raisonnent fortement avec de nombreux faits actuels. Caché derrière une « simple » enquête, Laurent Galandon propose ici un récit puissant et très convaincant.

Conclusion :

A fake story c’est LA BD qu’il faut lire quand on sort du roman d’H.G Wells. C’est une BD très bien menée, qui montre que les apparences cachent bien souvent d’autres histoires. Avec A Fake Story, je viens de découvrir deux auteurs de Bandes dessinées de grande qualité et je vais m’empresser de lire d’autres œuvres de leurs bibliographies respectives.

2 commentaires sur “A Fake Story – Pendanx et Galandon”

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