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Coups de cœur: Aout 2021

Le mois d’aout et ses nombreuses pluies aurait pu être propice à la lecture, mais ce ne fut pas le cas de mon côté, avec seulement un roman de lu en entier, avancement du projet librairie oblige ! Mais pas de panique, pour ce qui est de la bande dessinée, il y a eu quelques belles découvertes dont les chroniques complètes vont paraitre dans les jours à venir sur le site !

Côté romans, on retrouve mon autrice favorite avec Les Dépossédés de Ursula K Le Guin, avec un roman d’une immense puissance politique. Bien plus qu’une simple opposition de l’anarchisme communiste au consumérisme, c’est un roman qui porte une multitude de thématiques. D’une part le rôle essentiel de l’éducation, des notions d’écologie, mais également la nécessité de mouvements sociologiques limitant la sclérose sociétale. Le tout dans un scénario prenant, avec une plume très agréable.

Même si c’est une lecture de juillet, j’attendais avec impatience sa sortie pour vous en reparler : L’agence Lovecraft tome 1, Le mal par le mal de Jean-Luc Marcastel sort le 9 septembre aux éditions Gulf-Stream. C’est un vibrant hommage à l’œuvre de H.P. Lovecraft. Mais cela ne se borne pas simplement à l’hommage puisque ce premier tome vient compléter l’œuvre en faisant référence à un nombre important d’éléments de la cosmologie, et ce en les respectant à la lettre. Un roman jeunesse qui est à la fois une excellente porte d’entrée dans les tentacules mais également un livre parfait pour prolonger l’univers.

Passons donc à la bande dessinée. Vous le savez, depuis leur naissance, les éditions Drakoo proposent régulièrement de nouvelles bandes dessinées qui sont souvent des gros coups de cœur pour moi. Il y a quelques mois je vous présentais Les artilleuses de Pevel et Willem. Le premier tome m’avait conquis à la fois par son graphisme et par le retour dans le Paris des merveilles, parfaitement transposé en images. Le tome 2 est encore meilleur que le premier. Les personnages continuent leur enquête et l’énigme semble prendre en profondeur. Pas de temps mort dans le scénario, et une fin qui annonce un troisième tome génial !

Toujours chez Drakoo, Gwenaël et Ferrari proposent un dyptique avec Le serment de l’acier. C’est plus classique que Les artilleuses, mais ça marche très bien ! Alors que l’un des héros de la guerre civile passée est assassiné à Torrède, Estela se voit mener l’enquête. Ses capacités particulières vont lui permettre de découvrir le rôle d’un individu étonnant dans cet assassinat. D’un autre côté, Aelis est envoyée à la recherche d’un scribe. Les aventures de ces deux femmes vont finir par se lier, pour le bien ou pour le pire du pays. Entre lutte politique, et guerrières, Le serment de l’épée contient tout ce qu’il faut pour en rendre la lecture agréable. Bel atout, le style graphique est en parfaite adéquation avec l’univers proposé. On reprochera juste une série trop courte, qui aurait mérité un petit peu de développement quant à son univers prometteur.

En 1938, Orson Welles joue sur les ondes de la CBS une adaptation radiophonique de La guerre des mondes d’H.G. Wells. Cela va avoir pour effet de créer des microclimats de panique qui auront inquiété un grand nombre d’américains, croyant en la véracité des propos de Welles. C’est dans ce contexte qu’un homme va tuer sa femme et tirer sur son fils, avant de se suicider. Mais la radio est-elle responsable de ce carnage ? Commence alors l’enquête de Douglas Burroughs pour démêler le vrai du faux. Le pitch de départ a directement titillé mon envie de lire cette bande dessinée de Pendanx et Galadon. Grand bien m’en a pris ! C’est une BD très bien menée et dont le dénouement m’a scié. Le graphisme est superbe. Seul petit bémol, la typographie un peu difficile à lire par moment.

Enfin terminons par le premier tome des Contes de la pieuvre de Guess, La malédiction de Gustave Babel. Roman graphique au format et au découpage atypique, c’est une très belle découverte. La narration est travaillée au couteau, et les graphismes assumés dans un style mélangeant poésie et mélancolie. L’univers des Contes de la pieuvre prend place dans un Paris mystifié où certains personnages possèdent un « Talent » particulier. Gustave peut par exemple parler toutes les langues du monde. Plutôt pratique quand on est un tueur à gage international. Avec ce roman graphique, on plonge à la fois dans la psychologie de Gustave et dans sa découverte de son propre passé. Sans doute mon plus gros coup de cœur BD de l’année.

Enfin, ma formation de libraire commence officiellement ce mois-ci et va durer plusieurs semaines. Entre cours et stages, des grosses semaines approchent et le site risque donc de d’avoir un rythme légèrement ralenti. Bonne rentrée et Bon mois de septembre à tous et comme toujours n’hésitez pas à commenter ce retour !

Retrouvez les précédents coups cœur ici

1 commentaire pour “Coups de cœur: Aout 2021”

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